By 17 décembre 2015 8 Comments

ROUGIERS 1- Oppidum de Piégut

L’histoire de la plaine de Rougiers débute au temps des Celto Ligures qui édifièrent des oppida sur pratiquement toutes les hauteurs de la région.

Les quelques pans de murs d’une antique place forte, qui se cachent dans la dense végétation du Mont Piégut, tout proche, en sont les précieux vestiges. Ce « Castellum Rodgérium », qui date du IIè siècle avant JC, a même hébergé le célèbre général Marius Caïus, venu infliger une sévère défaite aux barbares descendus de Suisse et d’Allemagne en direction de Rome. L’oppidum de Piégut appartient à une chaîne d’oppida aménagés autour de la Ste Baume.

Il faut attendre la relative tranquillité apportée par l’occupation romaine pour voir apparaître au fond de la vallée une « villa ». Mais les habitants retournent sur les hauteurs lors de l’effondrement de l’empire qui voit l’arrivée des envahisseurs venus des contrées de l’est. Les Wisigoths et les Ostrogoths s’établissent au nord de la Durance. Puis voici les Mérovingiens, du Ve au VIIe siècle. On voit alors une sensible fortification des remparts de l’oppidum. Plus tard, les héritiers de l’Empire de Charlemagne, les Carolingiens, plongent à nouveau le pays dans le chaos. Viennent ensuite, au IXe siècle, les Sarrasins qui, installés à La Garde Freinet, multiplient les coups de main. Enfin chassés de Provence, la paix reprend ses droits.

C’est par une draille encombrée de toiles d’araignées couvertes de rosée matinale, que nous filons à l’ouest du village, pour atteindre la face nord de Piégut. La grimpette est rude, parmi les rochers, près d’un heure… Mais le point de vue qu’on découvre là-haut vaut cette peine: au nord, La Ste Victoire et le Mt Aurélien, à l’ouest le Pic de Bertagne, extrémité ouest de la Ste Baume, et Garlaban, à l’est le Castelas ou nous serons cet après-midi, dominé par La Loube, au sud la Ste Baume…

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GR83
Retraité de la construction navale artisanale. Animateur de randonnée et coutelier au fond du jardin, parmi les cistes et les oliviers. Curieux, exigeant et perfectionniste. Petit et râleur…. Et c’est pour ça qu’on l’aime.

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  • Miko

    Je me cultive: rappels d’histoire et découverte du mot ‘draille’.
    Merci Richard !
    Ces points de vue sont splendides, surtout quand on sait que les photos ne rendent que partiellement l’impression qu’on a sur place.

  • Wolff

    Merci pour ces magnifiques photos qui nous font découvrir de superbes paysages.
    Le petit romarin sauvage avec les lichens sont parfaits, que des endroits que j’aime aussi, mais qui n’aimerait pas ?

  • Thau

    On doit bien trouver des juniperaies sauvages dans ces coins-là, tu peux prélever quelques plaquettes…

    • GR

      Juniperaies…………….genévrier. Nous en avons trois types: genévrier oxycèdre, le cade, de Phénicie (aussi) et genévrier commun, celui dont j’utilise les baies, broyées ou pas… Une poignée jetée dans une poilée de pommes de terre sautées (avec leur peau) et à l’huile d’olives; un bon peu de poivre……………… Tiens, j’en bave!

      • Thau

        Moi je ramasse le genièvre, petites baies violettes, mais pas le cade, pour la cuisine. Vaut mieux avoir des gants, ça pique. Je ne connaissais pas cette recette, que j’essaierai avec des patates bio. Le genièvre n’est pas arborescent, ça reste un arbuste.

        • GR

          On arrive à trouver des cades qui dépassent les 2-3 mètres… Avec des troncs allant jusqu’à 20 cm de diamètre! De quoi réaliser quelques manches merveilleusement parfumés…

  • Fr@nk

    Un bon bol d’air ! Cette vue de la vallé en contrebas .. est bien sympatique pour un petit pique nique !

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