By 7 août 2015 61 Comments

Les plaquettes d’Achel

Cela fait un petit temps que j’avais commandé une scie à chantourner Proxxon DSH-M23 car elle peut découper jusque 8cm d’épaisseur pour les bois et 1cm pour les métaux. Je l’ai enfin reçue hier et j’ai directement attaqué : des plaquettes pour mon Perceval L-08 à base de noyer (des bûches qu’un ami m’a donné après l’abattage de très anciens arbres morts il y’a plus de 7 ans et que j’ai conservé au sec pendant 2 ans). C’est assez rapide à faire, mais je pense améliorer ma méthode pour que ce soit encore mieux. et voilà les photos (les plaquettes originales sont en pistachier, foncées sur les photos, elles sont superbes, mais je voulais essayer ce que ça donne).

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Achel
Historien de l’Art, Archéologue, Webdesigner, Photographe amateur, Forgeron (plus que) débutant et Rédacteur principal de Pleasureblog et de Plaisir Couteaux. Je suis passionné par le Design, la Décoration, l’Artisanat et les objets High-Tech.

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  • Hé bien cela donne bien et Beau Travail Achel!!!!!!!!!!!!!!

    • Merci, j’en ai déjà refait un jeu qui est en préparation, je vais les teinter et passer du vernis polyuréthane brillant en spray dessus pour voir ce que ça donne. Je suis en pleine phase d’essais.

      • Wolff

        Essayes le Danish oil ou le Schaftol que j’utilise.
        Méfies-toi des spray, les produits de propulsions sont plus ou moins miscibles avec les huiles et les vernis.

        • ok, je vais chercher de la chatte folle :p (sans déconner, merci pour les conseils).

          • Pas de vernis !!! Beurk beurk, pas pour un pliant de luxe comme le PERCEVAL.

          • ben le pistachier d’origine semble avoir une couche légère de vernis.

        • Tout à fait d’accord avec toi.
          Fred M m’a fait connaitre le danish oil, c’est un vernis tres efficace pour protéger le bois.
          Le spray, bof… Et moi pour un pliant ce que je prefere ce sont des huiles (pas des vernis)

          • ben la les plaquettes sont restée 24 dans de l’huile de lin (tu reponses, ça ne se voir même pas)

          • Wolff

            Dans le Danish oil il y a du vernis.

      • Bizarre ce noyer, il frauderait que tu choisisses une zone un peu plus tourmentée (avec nœuds, loupes) pour ces plaquettes.

        Travail de découpe splendide, de meme pour le perçage, c’est super.

        Une photo de la scie pourrait être intéressant, jaime bien l’outillage.

        Tu vas concurrencer CUSCADI ????

        • Je vais préparer ça. Je pense que tous mes couteaux démontables vont y passer mdr . Le plus embêtant avec les Perceval c’est me perçage en effet : pas de vis de 2mm puis le second perçage pour la tête mais laisser moins d’1mm pour retenir la plaquettes.

  • Fr@nk

    Du sacré bon boulot ! C’est ton stage de forge qui t’a appris a faire ca ? Ou tu as des prédispositions ?

    • Non, ce n’est pas le stage de forge, mais plutôt mes cours d’infographie à mon avis et beaucoup de rationalisation :p j’avais jamais touché de scie à chantourner avant hier (autant dire que quand je l’ai déballée j’ai entendu des voix féminines s’écrier : tu vas te couper un doigt !)

      • Fr@nk

        Ah la vache ! Alors tu m’impressionnes !!

        Pour les voix feminines .. j’entends parfaitement ce que tu veux dire 😉

        • Franchement, en y allant doucement, en tendant bien la lame, ça coupe très bien et la buse soufflet au dessus de la lame t’élimine la sciure : c’est vraiment difficile de se planter ou de se faire mal. En revanche pour couper bien droit c’est assez chiant car elle n’a pas de guide et j’ai coincé un niveau en alu avec deux serre-joints sur la table de travail. La découpe de la plaquette dans le bloc de bois s’est faite en juste 3 étapes en suivant le trait au crayon que j’avais fait.

        • Wolff

          Quand j’ai rencontré ma femme, elle ne pipait mot, ça m’a bien plu, mais j’ai vite déchanté.

      • Et tu t’es coupé un kdoigt ?

        • Wolff

          Non un KKDoigt !

        • pas encore, mais j’y travaille :p

  • Fr@nk

    Par contre pourquoi je vois pas l’article comme le dernier poster sur le blog ? Mais qu’il se trouve entre Jean Anso et Pascal Renoux ? soit vers le 11 Juillet ?

    • j’ai rectifié 😉

  • Wolff

    Je répète un travail de pro.

    • Pour le moment je n’ai que ce noyer, j’ai du prunier qui sèche pour l’année prochaine, mais je pense que je vais peut être prendre quelques plaquettes différentes chez Mercorne (j’aimerais de l’ébène et du bois de fer)

      • Wolff

        Vas voir aussi chez bois52- 3apl et FTFI.
        Fais « sécher » ton bois dans l’eau.

        • dans l’eau, explique, je suis intéressé ? j’ai déjà entendu qu’il fallait mettre de la paraffine aux extrémités en laissant l’écorce pour qu’il ne se fende pas.

          • Wolff

            Thau met quelque chose au bout des… bouts de bois.
            Avec le trempage dans l’eau fait que celle-ci chasse la sève et le séchage est plus rapide.

          • ok, pigé, y’en a aussi qui utilise de l’éthanol si je ne me trompe pour le déssiquer

          • Wolff

            Je pense qu’il y a des bois qui se fendent plus que d’autres, j’ai des bois dont je me suis occupé, qui se sont fendus et d’autres que j’ai négligé sont impeccables ???
            Pour l’éthanol je ne sais pas, mais il y a d’autres formules.

          • même chose, sur deux grosses bûches de noyer, j’en ai une qui s’est fendue et une parfaite … y me reste aussi 4 bûches de pied de robiniers, mais c’est assez toxique à travailler (mais c’est un bois très dur). Me reste encore un peu de matos à m’offrir : une scie à bande, un touret avec frotte et en attendant un backstand, peut être une ponceuse à bande/lapidaire pas chère (là je suis avec une bosch à bande courte). Sans oublier un jeu de tarauds …

          • Wolff

            J’ai quelques bois de côté, notamment du pyracantha mais j’arrête car la pêche est bonne dans les vide greniers.
            Je n’ai jamais vu de robinier, il faut savoir que de nombreux bois sont toxiques, ainsi que l’os.
            J’ai une petite scie à bande, une scie circulaire, une petite ponceuse à bande et une autre plus large et plus longue ( 1000mm ).
            Pour le touret j’ai fixé une perceuse sur une petite table à roulettes de ma fabrication, assis, les coudes bien calés sur les genoux, je peux brosser, nettoyer, lustrer sans problème.
            A savoir aussi que j’ai modifié tous les outils.

          • Thau

            Le critère est soit un moteur à charbons qui te casse la tête soit un moteur asynchrone silencieux. Pour moi c’est fondamental.

          • Fr@nk

            Faudrait nous montrer tes outils en effet ! Je suis carrément intéressé !

          • Je vais recharger ma batterie de l’appareil photo et je vous prépare ça dès que j’ai un peu plus le temps.

        • Excellent… Conseil de pro. Je vais regarder ca de près.

          • Wolff

            Pour bois 52 j’ai fais des photos de ces gens très sympas au salon d’Aubenas.

        • Je viens de terminer la seconde plaquette :p mais j’ai fait autrement et elle est … pratiquement parfaite 🙂 . Je me suis planté en la faisant et j’ai du recommencer de 0 en retranchant la bûche et en refaisant un nouveau bloc, j’ai découpé le bloc à la scie à chantourner mais rectangulaire (prochaine fois je laisse 2 à 3mm de jeu en forme directe), j’ai fait mes percements, taraudage du trou, fixé sur le couteau et mise en forme au dremel avec bande abrasive fine (détouré tout le couteau) en laissant 1 mm de dépassement. Après j’ai pris mon leatherman surge, et je me suis servi de sa lame en m’appuyant sur les plaquettes en z20 du couteau, de manière parallèle, pour arriver à la forme finale de la plaquette. Pas moyen de faire mieux …

          Bête question, existe t’il des rabots à bois de la taille d’un taille-crayon ? ce serait le pied pour faire ça et comme c’est acier contre acier : aucune micro griffe sur les plaquettes z20. Je ferai un petit article avec mes machines et le couteau fini.

          • Wolff

            Je taille toujours un peu gras au cas où, pour le ponçage j’utilise des cales souples achetées chez Bricomagouille et chez clair logis, j’utilise un grain de 80, 120 puis 180, pour le 320 et la suite je découpe et je met du double-face sur la cale.
            Je touve que ça fonctionne très bien, fais attention aux machines sers-t-en juste pour dégrossir, et fais le reste à la main.

          • comme je pars de la bûche fendue, je commence par une recoupe plus ou moins perpendiculaire (j’entends par là tous les angles des arrêtes pour avoir un beau bloc régulier), après je passe sur la ponceuse à bande, mise bande face à moi (j’ai de la chance, elle est prévue pour) avec un grain 40, 80, 120. Pour l’arrondi des plaquettes, je le fais à la scie delta proxxon (la OZI) à grain 80 puis 140. Je termine à la paille de fer 00 puis 000.

          • Wolff

            On fait un peu la même chose, avec le 000 je mets de l’huile d’olive et après au feutre.

          • en règle générale (pas cette fois pour tester la seconde plaquette et ça donne pas mal), je trempe les bois dur pendant 24h dans l’huile de térébenthine (même quand on ponce, la teinte reste car ça pénètre en profondeur) et je passe comme toi à la 00 puis 000. Y’aura donc uen plaquette passée à l’huile + laque brillante et une qui n’est pas passée dans l’huile (faut bien tester).

          • Wolff

            Ma fille et mon gendre qui travaillent dans les bois précieux, et ce que je fais en fonction du bois me disent de faire un mélange à part égales d’huile de lin et d’essence de térébenthine, l’essence de térébenthine ayant la faculté de pénétrer allègrement dans les fibres du bois.

          • J’ai eu le même conseil d’un forgeron à Ostiches qui travaille pas mal de bois différents qu’il récolte lui-même 🙂

          • Tu as raison de tester plusieurs options pour choisir celle qui te convient le mieux.

          • J’avais répondu que je taille maintenant les bords dépassant des plaquettes avec mon leatherman … je viens de recevoir 3 rabots miniatures et c’est le pieds (25€ les 3 et j’ai affûté direct les lames à la pierre de coticule). Je suis repassé en direct sur le couteau (acier contre acier, ça ne griffe pas) ça a retiré le tout petit espace en trop que j’arrivais pas à avoir. Voici les photos juste pour te montrer, je les mettrai dans un article que je ferai sur mon perceval avec les deux plaquettes :

            https://uploads.disquscdn.com/images/3288c22eda48c4483d094f453d7a313466f0e43fa2c55050cdee54d28665d6a3.jpg

            https://uploads.disquscdn.com/images/af8a7b2727a66c85ae70b32e75fd8244da7b5511ee253b8f849e06e8ce738008.jpg

          • Wolff

            Là tu m’impressionne.
            On m’a dit beaucoup de bien des rabots électriques, pour l’instant, je me sers d’une petite scie à ruban qui coupe bien,mais qui est très imprécise.

          • Je rêve de la scie à ruban de chez Proxxon déjà depuis plus d’un an … pas mal de couteliers amateur en ont et en sont très satisfait. Je compte me prendre un bon riflard pour dégauchir mes plaquettes avant de les travailler, car sans être planes mes percements sont de travers …

          • Wolff

            C’est pour ça que j’aimerai un rabot électrique.

          • le truc qui me fait peur avec un rabot électrique, c’est que tu vas devoir placer ton bois serrer entre deux pièces métalliques (dégauchir la première face au moins en faisant dépasser ce qui te semble excessif). Je pense pas que ces supports supportent facilement les lames du rabot électrique (c’est en réfléchissant à ça que je me suis dit que je ne regarderait même pas), tandis que le rabot manuel ne griffera peut être même pas le support et ne rappera que le bois en glissant sur le support. Après, c’est surtout parcequ’un combiné à bois (dégauchisseuse + raboteuse électrique) c’est au bas mot minimum 450€ pour un bon et que je n’en suis pas à produire en quantité / à en avoir l’utilité pour autre chose (exemple : la scie à chantourner va me servir à la découpe de « plusieurs » mètres de stuc et moulures de plâtres alors qu’une scie à onglet va me tuer au travail).

          • Wolff

            Si je peux je coince le rabot à l’envers dans un étau, c’est à dire que ça va être le bois qui sera mobile et non le rabot, si c’est faisable j’en acheté un.
            Par contre j’ai une scie à onglet de marque, elle fait un travail très propre.

          • Superbes !

          • Tout à fait d’accord avec ton conseil de finir à la main et un ponçage de plus en plus fin. C’est long mais le resultat est incomparable

          • GR

            Lors d’une expo, j’ai rencontré un piqueur de lime (un des derniers qui a depuis fermé boutique!)… Je lui ai acheté une râpe de 38cm X 3, qui me sert de rabot pour planer les plaquettes. Un peu long, mais bon résultat.

          • J’attend larticle avec une certaine impatience.
            Tout à fait d’accord avec le conseil de WOLFF. Machine pour dégrossir, main pour finir avec un ponçage de plus en plus fin.

      • GR

        Pour l’ébène, rappelle-le moi avant de passer me voir à La Cadière, je t’en apporterai un peu. J’achète aux puces des sculptures africaines que je fais débiter par un ami menuisier dans la vallée de l’Ubaye.

        • Merci beaucoup, j’ai encore du mal à bien calibrer mes plaquettes en les sortant de la bûche (problème de planéité) ce qui fait que je passe plein de temps à poncer pour essayer que ça devienne plat …

  • Thau

    Pour le bois à sécher, il faut déjà au moins le fendre en longueur par le milieu pour éviter les fissures radiales (explicables par la géométrie : plus on s’éloigne du centre et plus la rétraction des fibres agit de par la surface de section concernée et plus le « décalage » avec le centre augmente). Je vernis les extrémités mais la paraffine paraît une bonne solution.
    Magnifiques plaquettes. Mais comment fais-tu les trous ? Trous qui ont deux diamètres.

    Un truc : tu peux foncer le bois en le faisant cuire dans de l’huile. J’utilise l’huile d’olive. Il faut faire des essais, tous les bois ne réagissent pas pareil. Et surveiller : à moment donné le bois cuit et fonce rapidement, il faut l’enlever du feu et le refroidir dans de l’eau. Attention, le bois se concentre, perd du volume, et peut de déformer, donc il sera à usiner après. Après cuisson laisser reposer une semaine avant de travailler pour que les fibres se détendent.

    • Salut Thau, bien vu pour les trous … c’est le plus pénible pour ces plaquettes : le pas de vis est de 2mm et la tête est de 2.8 et quelques … j’ai un proxxon micromot avec le support à levier 😉 et je règle la colonne comme il se doit en utilisant un foret de 2mm et une mèche à défoncer plate de 2.8 tout simplement.

      Pour le bois faudra que je teste, c’est intéressant comme technique 🙂

    • Jen suis baba ! Cuire le bois, excellent.

  • faut pas déconner non plus (quoique ça me plairait) mais c’est juste une découpe à l’arrache :p

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